Les rencontres annuelles internationales du design sont nées d'une initiative de l'Ecole Supérieure des Sciences et Technologies du Design
et s'articulent autour de deux volets majeurs : un scientifique portant un regard prospectif sur le domaine de la recherche et un autre
expérientiel, tourné vers l'exploration de nouvelles formes de pratiques et d'échanges, visant l'ouverture du design sur d'autres domaines
et d'autres territoires. La vision des RAID aspire à sillonner et à saisir de nouvelles formes d'interactions possibles entre le design et ses
environnements scientifiques, professionnels, culturels...etc. Car le design est avant tout multidisciplinaire et créateur de ponts. Et c'est en
cela que les RAID focalisent sur la particularité d'une perception systémique de ce qui est donné à entrevoir, à comprendre et à concevoir
en design, pour le design et par le design (Findeli, 2005).
Les RAID sont à leur troisieme édition qui se tiendra durant trois jours du 26 au 28 avril 2017 à l’ESSTED sous la thématique « objet (s)
post numérique (s) ».
Cette édition découle de l'intérêt que porte en elle, le champ la technologie numérique " et de ce qu'elle pourrait générer comme opportunités
dans notre société. L’objectif serait de saisir la direction que prendraient nos modes de vie sous son emprise.
Le champ de l’objet(s) post-numérique(s) nous pnous ermet de interroger davantage sur les défis et les opportunités de nos sociétés de
demain. Dans ce nouvel environnement, appréhender les transformations à venir et saisir de nouvelles opportunités et les innovations sont
les enjeux et les défis qui se posent au numérique.
"OBJET(s) POST-NUMÉRIQUE(s)"
La deuxième édition des Rencontres Annuelles Internationales du Design (RAID), sera organisée { l’École Supérieure des Sciences et Technologies du Design { Tunis les 26, 27 et 28 avril 2017 sous le thème "Objet(s) Post-Numérique(s)".
 "OBJET(s) POST-NUMÉRIQUE(s)" 
Le numérique, dans ses différentes « représentations », est actuellement considéré comme étant une culture du moment qui semble bouleverser nos modes de vie (Ambassa, 2005) et qui tend à digitaliser progressivement nos sociétés. La culture numérique, comme phénomène de plus en plus opérant, transforme fondamentalement nos usages, nos environnements et conditionne nos cerveaux et nos gestes. Ces changements réinventent profondément nos habitudes, nos comportements, nos schémas de pensée et nos manières de communiquer. L’adoption d’outils, d’objets et de dispositifs numériques dans différents champs a ouvert la voie à la création de nouveaux produits, espaces, services, représentations, immatérialités et expériences ; donnant lieu à un accroissement progressif des modes de « faire » associant des objets, des pensées et des gestes dits « numériques » et qui présentent la possibilité d’étudier, réfléchir et concevoir autrement les objets, espaces, villes et produits. Le numérique comme « outil d’intelligibilité du réel » (Quéau, 2000) devient un « pouvoir » transformateur redéfinissant de nouvelles manières d’être, de penser et de travailler (Fréchin, 2013). C’est un tout autre rapport au monde des « choses » qui est en train de s’établir ! Le design, en tant que discipline du projet et dans une démarche transdisciplinaire, a vu son horizon s’élargir par le numérique. Cet élargissement a fait naître un nouveau système d’objets intelligents, connectés et communicants qui donnent lieu à de nouvelles typologies de produit, environnement et interaction.
Les outils et les environnements que le numérique est en train de mettre en place, ont permis de conquérir aussi de nouveaux territoires de conception au profit de démarches émergentes : collectives et pluridisciplinaires (Ben Rajeb & Leclercq, 2013) ; au carrefour des spécialisations pourtant fortement établies. Le numérique dépasse ainsi le statut du « simple outil » et tend à représenter l'univers où le projet prend forme. Des dispositifs numériques assistent les concepteurs non seulement dans l'accomplissement d'activités tels que : la documentation, l'organisation, l'enregistrement, la représentation, la simulation ou
la communication d'un projet, mais ils tendent aussi { modéliser les fondements d’un processus créatif, consubstantiel { l’activité du concepteur et inhérent { « dessiner » l’identité de l’objet. Les concepteurs adoptent progressivement des approches issues des modalités augmentées, immersives ou entièrement "numériques" pour soutenir des projets de plus en plus collaboratifs (Lecourtois et al, 2010) et où l’utilisation des dispositifs technologiques est devenue « un support cognitif à la conception » (Soubie et Buratto, 2002).

Dans ce nouveau contexte d’une digitalisation abondante, appréhender les transformations à venir et saisir les nouvelles issues « possibles » des innovations s’avèrent être représentatifs de l’ensemble des enjeux et des défis qui s’imposent au numérique. Le projet post-numérique se présente ainsi en tant que « pensée » émergeante observant des modes d’usage, des comportements et des finalités d’une utilisation croissante des objets numériques. Dès lors, le numérique n’est pas seulement assimilé { ses dimensions techniques, sociétales ou intellectuelles (Paquienséguy, 2017), il est étudié dans les transformations qui affectent en profondeur nos façons de vivre, travailler, se déplacer, enseigner et concevoir. L’univers de l’objet(s) post-numérique(s) est un champ complexe qui s’ouvre sur des niveaux de questionnements divergents autour des défis, des enjeux et des opportunités qui se dessinent au coeur des évolutions de nos sociétés de demain. Au-delà de toute définition d’un positionnement ou d’une identité disciplinaire, nous souhaitons faire émerger des conceptualités et des synergies nouvelles, dont l’objectif sera d’explorer les opportunités et les défis de l’objet(s) post-numérique(s) et mettre en lumière les thèmes suivants :
L’évolution des « modèles » numériques et des différents acteurs de l’écosystème de l’objet post-numérique.

Les possibilités amenées par le post-numérique au coeur de la pratique du designer : une dimension qui tend à questionner des paradigmes rapportés aux savoirs, connaissances et pratiques, à travers l’observation réflexive, l’analyse ou l’identification de processus, d’expériences ou de méthodes mises en oeuvre. À ce même titre, l’accent pourrait être mis sur les nouvelles modalités et approches de conception, ou également sur l’enseignement du design et les mutations profondes recommandées à ses pratiques.

Investir les problématiques sociétales, éthiques, anthropologiques, politiques, etc. que les environnements et modèles post-numériques proposent aux utilisateurs et à la société. Des réflexions qui pourront interroger les enjeux immédiatement rapportés à une société ou à une culture post-numérique, les défis et les devenirs des innovations technologiques, le bouleversement des pratiques informationnelles ou communicationnelles.
L’ « hyperadoption » des technologies numériques associées à une abondance des hybridations (objets connectés, robots, internet des objets, etc.) accélère manifestement et davantage l’adoption d’attitudes et de comportements post-digitaux et consolide en conséquence des expériences inédites de plus en plus digitalisées.

Comité RAID-2017

Le comité directeur :

Naoufel ABBES (Directeur des RAID)

Anis SEMLALI (Directeur de l’ESSTED)

Salma KETATA

Omar BLIBECH

Hayla MEDDEB

Ameni FEKI

Amir HAMZAOUI

 

Le comité d’organisation:

Aziza AZZOUZ

Azza RAJHI

Abdelmounem TAOUAI

Sana TAMZINI

Ali BOUDEN

Mohamed Marouen M’BARKI

Nader BOUKEDI

Fathi M’HAMDI

Héla ZOUARI

Kamel KHALFAT

Olfa HELALI

Ines Zili